vendredi 22 avril 2011

« LE VRAI PARTI DES RÉGIONS C’EST LE BLOC QUÉBÉCOIS; LE SEUL QUI DÉFEND LES GENS DE CHEZ NOUS, LES GENS DE MA RÉGION, SANS COMPROMIS!»

Le 13 avril 2011 – « Ça fait dix ans que je travaille pour les gens de la circonscription de Joliette, ça fait dix ans que je défends leurs intérêts et c’est avec la même passion que je vais continuer à le faire », a soutenu le député depuis plus de 10 ans, Pierre A. Paquette. Au Bloc Québécois, nous croyons au développement de nos régions et c'est pourquoi nous avançons des solutions qui répondent aux besoins des gens d'ici ».


Pour soutenir nos agricultrices et nos agriculteurs


Dans Lanaudière, plus de 26 % de l’activité agricole est organisée selon le système de la gestion de l’offre. Or, le Canada négocie présentement une entente de libre-échange avec l’Union européenne et les conservateurs sont incapables d’affirmer que la gestion de l’offre ne sera pas touchée puisque « tout est sur la table », selon eux. Je prends l’engagement que le Bloc Québécois maintiendra son appui inconditionnel au système de la gestion de l’offre. De même, le Bloc Québécois s’opposera à tout projet de loi entérinant des accords commerciaux mettant en péril les principes fondamentaux du système de la gestion de l’offre, je n’ai pas hésité à me rendre à Hong Kong en 2005 pour défendre nos agriculteurs et je continuerai de le faire à chaque fois que ce sera nécessaire » a poursuivi, Pierre A. Paquette.

De plus, le Bloc Québécois continuera de réclamer la mise sur pied d'un véritable programme de type AgriFlex. Cette enveloppe de financement fédéral permettrait de créer de nouveaux programmes, y compris pour la gestion du risque de l'entreprise (GRE), qui répondraient aux besoins des agriculteurs et dont les coûts seraient en partie assumés par le gouvernement fédéral. Le Bloc Québécois propose également des mesures pour favoriser la relève agricole, un plan en cinq points, au coût de 100 millions de dollars par année. « Les conservateurs, les libéraux et les néo-démocrates ne proposent rien dans ce domaine, le Bloc Québécois porte des initiatives simples et peu coûteuses qui peuvent assurer la pérennité de notre agriculture et de notre région » a poursuivi Pierre A. Paquette.


Organismes de développement économique en région

Les conservateurs ont tenté d’abolir le soutien aux organismes de développement économique régional, dont le Conseil de développement bio-alimentaire de Lanaudière. Devant les pressions, le gouvernement a rétabli le financement, mais de façon temporaire. Le Bloc Québécois va continuer d’exiger le rétablissement des fonds nécessaires. Ce genre d’organisme joue un rôle très important dans la création et le développement de PME, source de la majorité des emplois de la région.

Postes Canada


Pour ce qui est des services postaux dans les régions rurales, le Bloc Québécois est d’avis que ces derniers font partie de l’obligation de Postes Canada d’assurer un service universel et qu’ils sont nécessaires à la viabilité économique ainsi qu’à l’identité sociale des collectivités. Le gouvernement conservateur doit maintenir le moratoire déjà en vigueur qui interdit la fermeture de bureaux de poste situés en milieu rural ou dans des petites villes ne comptant qu’un seul bureau de poste. Postes Canada doit rétablir et maintenir le service rural tout en respectant les lois applicables, notamment le Code canadien du travail. Le Bloc Québécois veillera à conserver les services actuels dans toutes les municipalités de la circonscription de Joliette.

Industrie forestière

Alors que les conservateurs consentaient plus de 10 milliards de dollars à l’industrie automobile de l’Ontario, l’industrie forestière au Québec devait elle se contenter de miettes. Le Bloc Québécois presse le gouvernement fédéral de mettre en place un ensemble de mesures dont des prêts et des garanties de prêt afin de soutenir cette industrie qui, faut-il le rappeler, a été très malmenée au cours des dernières années. Le gouvernement devra accompagner cette industrie dans sa transition pour qu’elle devienne verte et ajoute davantage de valeur au bois transformé par exemple, en ayant une politique d’utilisation du bois dans les constructions fédérales. De plus, le Bloc Québécois propose des modifications fiscales qui favoriseront l’exploitation durable des boisés privés entre autre, en mettant en place un régime d’épargne sylvicole.

« En guise de conclusion, le Bloc Québécois a appuyé les baisses d’impôt sur les profits des PME, mais il trouve tout à fait indécent les baisses d’impôt aux grandes entreprises comme les pétrolières et les banques qui n’en ont pas besoin et qui affaiblissent la capacité de l’État d’assumer ses responsabilités », a conclu Pierre A. Paquette.

« ÇA PREND UNE VRAIE POLITIQUE POUR BRANCHER TOUTES LES MUNICIPALITÉS DE LA CIRCONSCRIPTION DE JOLIETTE À INTERNET HAUTE VITESSE »

Le 11 avril 2011 – « Les conservateurs n'ont aucun plan, aucune politique qui permettent d'espérer qu'un jour, tout le territoire de la circonscription soit couvert par des infrastructures de communication modernes. Nous, au Bloc Québécois, nous exigeons une vraie politique pour brancher nos régions », a soutenu le candidat du Bloc Québécois de Joliette, Pierre A. Paquette.
« Dans son plan de relance de 2008, le gouvernement conservateur a débloqué pour le développement d'Internet haute vitesse un maigre 75 millions de dollars pour cette année alors qu'il y a pour un milliard de dollars de projets. C'est ridicule. La grosse majorité des régions rurales qui veulent se brancher se le font refuser », a dénoncé Pierre A. Paquette.


« Ce que Stephen Harper ne comprend pas, c'est que vivre en région ne constitue pas un privilège. C'est un droit. Il n'y a pas de raison pour que la négligence du gouvernement prive nos collectivités rurales des fruits de la modernité. Essayez d'imaginer à quoi ressembleraient nos régions si l'électricité ne s'y rendait pas. Ce serait un désert. Les entreprises se seraient établies ailleurs et la population se serait vidée. Ça ne s'est pas produit parce qu'au Québec, nos régions, c'est important. L'Internet haute vitesse, c'est l'électrification rurale des temps modernes », a expliqué le candidat du Bloc Québécois de Joliette, Pierre A. Paquette.


« Or, les conservateurs pensent que le libre marché, la déréglementation peuvent tout arranger. Mais ce n'est pas vrai. Là où la population n'est pas dense, comme ici dans certaines municipalités de la région, ce n'est pas payant pour les entreprises d'amener les infrastructures à large bande qui permettraient l'accès à Internet haute vitesse. De deux choses l'une : soit on oblige les entreprises à développer les infrastructures à large bande en région, soit on met de l'argent sur la table. Les conservateurs n'ont fait ni l'un ni l'autre », a ajouté Pierre A. Paquette.
Par ailleurs, dans Lanaudière, les subventions ont été accordées à un seul fournisseur, une compagnie du Nouveau-Brunswick, ce qui a créé du mécontentement auprès de certains fournisseurs déjà en place dans la région. De plus, le fournisseur gagnant de la subvention ne semble pas être en mesure d’installer la haute vitesse à grande échelle telle que promise. Jusqu’à présent cette compagnie au lieu de concentrer ses efforts vers les 15 292 ménages non desservis, s’installe dans des secteurs déjà rejoints par des entreprises de la région. Selon ces entreprises, il s’agit d’une concurrence déloyale, puisque subventionnée par le fédéral.
Une véritable politique pour desservir les régions rurales, comme toutes les régions, doit s’appuyer sur les distributeurs locaux existants et leurs infrastructures plutôt que de les dédoubler et de les fragiliser par une concurrence extérieure subventionnée de surcroit.

Explication du phénomène.
Le gouvernement a mis en place, dans le cadre de son Plan d’action économique, un programme de développement de la large bande en milieu rural : le programme Large Bande Canada est doté d’une enveloppe de 225 millions de dollars sur trois ans.

Ce programme a reçu 570 demandes, ce qui représente des contributions fédérales s'élevant en tout à 974 millions de dollars. Les responsables du programme ont évalué les demandes adressées à Large Bande Canada et plus de 75 % des projets ont été refusés en tout ou en partie.

lundi 4 avril 2011

Pauvreté et exclusion sociale

PAUVRETÉ ET EXCLUSION SOCIALE : LES CONSERVATEURS APPAUVRISSENT LES PAUVRES ET ENRICHISSENT LES PÉTROLIÈRES

Joliette, le 4 avril 2011 – « Au Canada, il y a deux courants sur la question de la solidarité sociale : d'un côté, il y a Stephen Harper, qui vise un désengagement total de l'État, qui est prêt à laisser en plan les plus démunis par pure idéologie tout en laissant sa porte grande ouverte aux lobbyistes des pétrolières et de l’autre côté, il y a Michael Ignatieff et Jack Layton, qui veulent uniformiser la couverture sociale au Canada en proposant des mesures qui ne respectent pas la différence québécoise. À preuve, les promesses libérales sont insuffisantes et elles ne collent pas à la réalité québécoise. Heureusement, au Bloc Québécois, nous défendons un troisième courant, celui du Québec, adapté aux besoins et aux valeurs qui sont ceux des Québécoises et des Québécois », a rappelé le candidat du Bloc Québécois et député sortant de Joliette, Pierre A. Paquette.

« Le Bloc Québécois est le seul parti qui conjugue la générosité dans les dossiers fédéraux avec le respect des priorités et de l'autonomie du Québec. Il est le seul à parler Québec. Voilà pourquoi nous proposons une série de mesures pour soutenir celles et ceux qui en ont besoin, comme les personnes âgées » a déclaré Pierre A. Paquette.

Plus d'argent pour nos aînés Après une vaste consultation avec des groupes de défense des aînés, comme la FADOQ, le Bloc Québécois a développé une série de mesures pour bonifier le Supplément de revenu garanti. Ce plan est beaucoup plus généreux que ce qu'on retrouvait dans le budget conservateur. Il est également plus équitable que ce que proposent les libéraux. Actuellement, le Supplément de revenu garanti est tellement bas qu'il ne permet même pas à celles et ceux qui le reçoivent d'atteindre le seuil de pauvreté. « Il manque 110 dollars par mois pour que nos aînés les plus démunis puissent satisfaire leurs besoins essentiels. C'est inacceptable et il faut corriger cela rapidement », a soutenu le candidat du Bloc Québécois.

« Mais encore faut-il que les aînés qui y ont droit reçoivent le Supplément de revenu garanti. Celles et ceux qui sont privés des prestations parce qu'ils ne savent même pas qu'ils y ont droit, eux se trouvent vraiment dans la misère. Ces aînés, ce sont les vrais oubliés des libéraux et des conservateurs. Nos aînés ne devraient pas avoir à choisir entre se chauffer et manger à leur faim. La solution est simple : il suffit d'inscrire automatiquement tous les aînés ayant des revenus assez bas pour avoir droit au SRG. Alors que les conservateurs n'y pensent même pas, les libéraux continuent à les oublier », a dénoncé Pierre A. Paquette.

La structure démographique de Lanaudière va évoluer rapidement au cours des 15 prochaines années. Alors qu’en 2001 la proportion de la population âgée de 65 ans et plus atteignait 10,6 %, elle était de près de 12 % au dernier recensement (2006). « À la lumière de ces chiffres, nous pouvons constater l’urgence d’agir », a ajouté Pierre A. Paquette. Logement social et abordable Au Québec, le taux d'inoccupation est de 2,7 % (octobre 2010), tandis que dans la région de Lanaudière, ce taux oscille entre 1,2 % (St-Charles-Borromée) à 2,7 % (Joliette) en octobre 2010. On constate des besoins grandissants de logements abordables et sociaux. Il y a effectivement, une augmentation du phénomène de l’itinérance, notamment parce que de jeunes Montréalais quittent la métropole, trop chère, et cherchent un logement accessible en région ainsi qu’un emploi. Devant ce constat, le Bloc Québécois demande au gouvernement fédéral d’effectuer un réinvestissement progressif jusqu’à l’atteinte d’un objectif de 2 milliards de dollars supplémentaires par année dans le logement social et abordable, de mettre en place un mécanisme de gestion de surplus pour éviter la capitalisation systématique des surplus de la SCHL, ces surplus devraient en partie servir à financer le réinvestissement progressif proposé par le Bloc Québécois et d’accélérer le processus de négociations avec Québec sur le transfert complet des responsabilités en matière d’habitation. Les aidants naturels Au Québec seulement, on estime à 300 000 le nombre de personnes qui remplissent le rôle d'aidants auprès d’aînés, sans compter ceux qui appuient les personnes atteintes de maladies chroniques. À leur tour, ces aidants ont besoin d’aide pour supporter le fardeau financier qu’exigent les soins prodigués à leurs proches afin d’éviter qu’ils n’arrivent au bout du rouleau, en proie à la détresse. Compte tenu du vieillissement de la population et de la pression importante que cette situation entraînera sur les familles et le système de santé québécois, il est important d’instaurer des mesures fiscales destinées spécifiquement à soutenir les proches aidants, qui sont principalement des femmes et des conjoints. C’est pourquoi le Bloc Québécois somme le gouvernement fédéral de bonifier les crédits d’impôt pour les aidants naturels. D’autre part, une pétition de plus de 1300 signataires de partout dans Lanaudière, à l’initiative d’Anne-Marie Gravel, une Joliettaine, demande l’augmentation des prestations de compassions à l’assurance-emploi pour les aidants naturels qui sont actuellement de six semaines à 50 semaines. « Je m’engage à remettre cette pétition au prochain ministre ou à la prochaine ministre responsable des ressources humaines et j’envisage de déposer un projet de loi privé allant dans ce sens » a soutenu Pierre A. Paquette.

C'est cela défendre le progrès social chez nous, au Québec. Parce que, au Québec, seul le Bloc Québécois peut empêcher Stephen Harper d'obtenir une majorité et de larguer les plus démunis », a conclu Pierre A. Paquette.

jeudi 31 mars 2011

Pierre A. Paquette dépose son acte de candidature

Élections fédérales _______________________________________________________________ Joliette, le jeudi 31 mars 2011 – Le candidat du Bloc Québécois dans Joliette et député sortant, Pierre A. Paquette, a déposé aujourd’hui son acte de candidature. Pierre A. Paquette s’est rendu ce matin au bureau du Directeur du scrutin de la circonscription de Joliette situé au 499, rue Calixa-Lavallée à Joliette afin de remettre son acte de candidature contenant plus des 100 signatures nécessaires pour cet exercice démocratique. Il devient ainsi le premier candidat à déposer sa candidature officielle dans la circonscription.

mardi 15 mars 2011

De la propagande conservatrice aux frais des contribuables

DE LA PROPAGANDE CONSERVATRICE AUX FRAIS DES CONTRIBUABLES


Joliette, le mardi 15 mars 2011 – Les conservateurs profitent de la semaine de relâche parlementaire pour effectuer, à la demande du bureau du premier ministre, une vaste de campagne de relations publiques dont il est impossible de connaître la facture. En effet, c’est aujourd’hui que se tiennent 97 évènements, dont 38 au Québec, afin de faire des annonces éclair dans des collèges, cégeps et universités, qui ont profité du programme d’infrastructure.

« C’est une tournée de propagande, car les conservateurs annoncent des investissements déjà annoncés! Les conservateurs véhiculent leur message électoral en laissant entendre que le gouvernement conservateur est un gouvernement qui favorise la recherche, l’innovation et le développement, alors que le programme d’infrastructure n’a servi qu’à la réfection des toits et à la réparation de fenêtres et de murs », a indiqué le leader parlementaire du Bloc Québécois, Pierre A. Paquette.

« La mobilisation générale patronnée par Harper est un moyen de faire oublier la dernière semaine parlementaire qui fut des plus difficiles pour le gouvernement. Cette mobilisation est dans les faits une préparation de la campagne électorale des conservateurs dûment payée avec l’argent des contribuables. Et ce n’est pas tout, aujourd’hui les députés devront user de l’expression “administration Harper” plutôt que celle de “gouvernement du Canada”. Une manière d’endoctriner la population dans un message des moins subliminal », a mentionné Pierre A. Paquette, député de Joliette.

Cette campagne pré-électoral s’ajoute à la campagne de publicité de 26 millions de dollars que mènent les conservateurs depuis déjà plusieurs mois. Cette campagne est bien loin d’être une campagne d’informations aux citoyennes et aux citoyens et tend plutôt à être une campagne de promotion du parti conservateur du Canada.

« Il est aberrant de voir le gouvernement nous parler d’éthique, d’intégrité et de respect des institutions démocratiques. Devons-nous rappeler que c’est la troisième fois que les conservateurs sont reconnus coupables par le président de la Chambre des communes d’atteinte aux privilèges du Parlement? C’en est assez! », a conclu Pierre A. Paquette.

Manque d'éthique conservatrice

MANQUE D’ÉTHIQUE CONSERVATRICE
UNE MOTION ÉMANANT DU DÉPUTÉ DE JOLIETTE ADOPTÉE À 145 VOIX CONTRE 135

Joliette, le vendredi 11 mars 2011 – « Alors que le manque de transparence et le non-respect des institutions démocratiques sont devenus coutume au gouvernement conservateur, le Bloc Québécois a profité de sa journée d'opposition d’hier pour déposer et faire adopter une motion dénonçant l'attitude antidémocratique de ce gouvernement. Le gouvernement Harper doit maintenant prendre acte de la volonté de la Chambre des communes et reconnaître qu'il a transgressé de façon éhontée les règles du Parlement en vue d'imposer ses intérêts partisans et son idéologie rétrograde », a déclaré le leader parlementaire du Bloc Québécois et député de Joliette, Pierre Paquette.

« Le moins qu'on puisse dire, c'est que le gouvernement conservateur, qui s'est fait élire en promettant de mettre de l'ordre dans le domaine de l'éthique et de la transparence, a lamentablement échoué. Non seulement ce gouvernement a-t-il enfreint la loi électorale pour utiliser les fonds publics à des fins purement partisanes, mais il a aussi cautionné les agissements de la ministre Bev Oda, qui s'est livrée à de fausses déclarations à la Chambre des communes dans le but de tromper les parlementaires. À cela s'ajoutent le refus de fournir les véritables coûts des mesures qu'il propose ainsi que la prorogation, deux fois plutôt qu'une, du Parlement pour éviter d'être renversé par l'opposition. Décidément, les conservateurs de Stephen Harper font preuve d'un profond mépris de la démocratie, usent de stratagèmes illégaux et ne reculent devant rien pour faire valoir leur idéologie ultraconservatrice », a poursuivi le leader parlementaire du Bloc Québécois.

« Notre motion, qui a été adoptée avec l'appui des autres partis de l'opposition, exige que les conservateurs cessent leurs attaques aux institutions démocratiques, fassent preuve de plus de transparence et admettent leurs fautes. Le non-respect des lois et de nos institutions démocratiques constitue un manquement grave. Le gouvernement Harper ne peut plus se cacher, il doit avouer ses erreurs et tout mettre en place pour les réparer. Pour sa part, le Bloc Québécois ne lâchera pas prise tant et aussi longtemps que le gouvernement de Stephen Harper n'aura pas reconnu ses torts et fait des excuses aux parlementaires et à la population », a conclu Pierre Paquette.

Voici le texte de la motion du Bloc Québécois qui a été adoptée hier par la Chambre des communes :
Que cette Chambre dénonce le comportement du gouvernement qui fait fi de la démocratie et qui ne recule devant rien pour promouvoir ses intérêts partisans et pour imposer son idéologie rétrograde, comme il l'a démontré en justifiant le contournement par le Parti Conservateur des règles sur le plafond des dépenses électorales lors de la campagne électorale 2005-2006, comme il l'a démontré lorsque le ministre de l'Immigration s'est servi des ressources publiques pour solliciter du financement pour le Parti Conservateur, comme il l'a démontré en finançant une pré-campagne électorale avec les fonds publics sous le couvert de promouvoir le Plan d'action économique du Canada, comme il l'a démontré en changeant la terminologie dans les communications gouvernementales afin de faire de l'auto-promotion, comme il l'a démontré lorsqu'il tolère qu'une ministre altère un document et fasse des déclarations trompeuses à la Chambre, comme il l'a démontré en refusant de fournir à un comité parlementaire le coût des mesures qu'il propose et comme il l'a démontré en prorogeant abusivement le Parlement.

Pierre Paquette profite de l'occasion, à la suite du puissant séisme et du tsunami qui ont frappé le Japon, pour exprimer toute sa solidarité envers la population japonaise et les victimes.

mercredi 9 mars 2011

La transparence et les conservateurs

La transparence et les conservateurs

Lors de la première campagne électorale qui les a portés au pouvoir les conservateurs avaient promis de rompre avec la culture du secret des Libéraux qui avait atteint son apogée avec le scandale des commandites.

Les conservateurs devaient laver plus blanc. Or, depuis quelques semaines la machine à laver est en panne et les signes du manque de transparence des conservateurs se multiplient.

Il y a d’abord cette affaire des «in and out » qui commence à embarrasser sérieusement les conservateurs qui continuent de prétendre en dépit des responsables de l’application de la loi qui disent le contraire que ce stratagème mis en place pour outrepasser le plafond autorisé de dépenses électorales était légal. Le directeur général des élections (DGE) et le commissaire aux poursuites pénales soutiennent au contraire que les manigances des conservateurs étaient non seulement illégales, mais frauduleuses. Pourtant, les conservateurs lorsqu’on les interroge en Chambre continuent de soutenir que ce qu’ils ont fait était légal et justifié. Ils n’hésitent pas à affirmer que c’est grâce à eux si le Directeur général des élections a eu vent de l’affaire parce que selon leurs dires ce sont eux qui ont fourni la documentation aux DGE. Or, rien n’est plus loin de la vérité. On se souviendra que le DGE a dû procéder à une saisie judiciaire en bonne et due forme pour obtenir les documents au soutien de son enquête parce que les autorités du parti conservateur refusaient de les remettre volontairement. L’affaire s’est rendue à la section d’appel de la cour fédérale où les conservateurs ont été déboutés. Ils peuvent en appeler de ce jugement en Cour suprême, mais l’appel n’est pas automatique. Ils doivent obtenir la permission d’en appeler. La semaine dernière, le premier ministre qui chercher à minimiser l’affaire, apparente ces démêlés avec Élection Canada à un simple différent administratif. Les choses sont plus graves que ne le laisse entendre le premier ministre. Le directeur des poursuites pénales a parlé de fraude, de fabrication de fausses factures, de gestes illégaux pour obtenir un remboursement de dépenses électorales illicites. On est loin d’un simple différend administratif!!!

Mais ce n’est pas tout. Il y a quelques semaines c’était une ministre qui était prise en flagrant délit de mensonge et de tromperie à l’égard des parlementaires. Je parle ici de l’affaire Kairos, un organisme non gouvernemental qui œuvre dans le domaine de l’aide internationale et qui reçoit une subvention du gouvernement via l’Agence canadienne de développement internationale (ACDI), 7 millions de dollars, depuis plus de 30 ans. Or, malgré une recommandation positive des fonctionnaires de l’ACDI, la ministre a refusé d’entériner la recommandation en écrivant à la main sur le document le mot « not », transformant une recommandation positive en un refus. Devant le tollé que cette décision a soulevé, la ministre s’est d’abord réfugiée derrière ses fonctionnaires en disant qu’elle n’était pas la responsable de l’ajout du « not » en question. Elle a maintenu cette version pendant plusieurs jours en Chambre lorsque des parlementaires l’ont interrogée pour ensuite changer sa version lors d’une séance en comité ce faisant ainsi prendre en flagrant délit de mensonge. Pourquoi le fait de mentir à la Chambre entraîne-t-il des conséquences si graves? C’est que dans le régime parlementaire de type britannique tout repose sur la confiance. Le principe veut donc qu’un ministre ne peut mentir à la Chambre sans que cela n’entraîne une sanction. Et dans le cas d’un ministre, la tradition veut qu’il démissionne de son poste de ministre. Mais, Bev Oda, la ministre de la Coopération internationale s’accroche et ne répond plus aux questions qu’on lui pose sur le sujet et laisse plutôt ses collègues venir à son secours.

Dernière bévue en date et non la moindre, il s’agit du ministre de l’immigration qui s’est fait prendre à utiliser les ressources matérielles de la chambre, en l’occurrence son papier entête officiel, pour solliciter des contributions monétaires pour financer une campagne de publicité pré-électorale des conservateurs. Le ministre pense qu’en congédiant son adjoint, il a fait le nécessaire. Mais le ministre oublie de dire que c’est à sa demande que la lettre de sollicitation a été rédigée. Le ministre prend prétexte de son absence du pays pour faire porter le blâme sur un subalterne comme si un subalterne pouvait être à l’origine d’une campagne semblable sans que son patron n’en sache rien. Cela est tout simplement impossible. Si le principe de la responsabilité ministérielle doit avoir une portée qui ne soit pas que symbolique, il faut que le ministre réponde de ses gestes comme de ceux de son personnel. On se souviendra que les conservateurs avaient refusé que les membres de leur personnel politique viennent témoigner devant les comités en invoquant que la responsabilité ministérielle incombait aux seuls élus et que par conséquent il était normal que les adjoints et les non élus soient écartés du processus de la reddition de comptes.

Mais cette affaire est troublante à plus d’un point de vue. Le but de la manœuvre visait une campagne ciblée auprès des communautés ethnoculturelles plus susceptibles d’adhérer aux valeurs conservatrices, selon eux. On peut admettre qu’en soi une approche ciblée auprès des membres des communautés ethnoculturelles n’est pas de prime abord un objectif condamnable…pour un parti politique. Ce qui est autre chose pour un gouvernement. Mais qu’une telle initiative vienne du ministre de l’immigration lui-même, qu’elle soit identifiée à son bureau est troublant. On s’attend du ministre de l’immigration qu’il observe la plus stricte neutralité dans ses relations avec les immigrants et les communautés ethnoculturelles pour une raison évidente et qui tient à l’obligation pour un ministre de traiter tous les citoyens sur un même pied d’égalité. N’existe-t-il pas un danger, en effet, que les immigrants originaires des groupes non courtisés par le ministre en viennent à percevoir, à tort ou à raison, qu’ils sont de peu d’intérêt pour les conservateurs et le gouvernement issu de ce parti et qu’ils en viennent en bonne logique à se croire discriminés? La question n’est pas que théorique et le ministre aurait dû avoir le jugement nécessaire pour ne pas s’aventurer sur un terrain aussi sensible. À mon avis ce comportement démontre un tel amateurisme que le ministre doit démissionner de son poste pour avoir démontré un manque aussi flagrant de jugement.
Enfin, Stephen Harper a décidé d’utiliser les ressources et le marketing de l’appareil gouvernemental à son profit en modifiant la mention « Gouvernement du Canada » par celle nettement partisane de « Gouvernement Harper ». Avec ce dernier exemple, on voit à quel extrême le parti de Harper est prêt à pousser la confusion des genres pour mousser son image et utiliser les ressources de l’État à son avantage.

Dans une démocratie avancée, les citoyens, tous les citoyens et toutes les citoyennes sont en droit de s’attendre à recevoir de l’État un message qui reflète la plus stricte neutralité. Les récents gestes répréhensibles des conservateurs ont tous un même objectif : celui de mettre les outils de la machine gouvernementale au service du Parti conservateur. Décidément, chaque jour qui passe fait voir la fragilité et la minceur du verni conservateur qui commence à craquer sérieusement faisant voir de plus en plus nettement le vieux fond réformiste et allianciste qui l’a toujours caractérisé.

Voilà qui a de quoi inquiéter.

Pierre A. Paquette
Député de Joliette