vendredi 22 avril 2011

« ÇA PREND UNE VRAIE POLITIQUE POUR BRANCHER TOUTES LES MUNICIPALITÉS DE LA CIRCONSCRIPTION DE JOLIETTE À INTERNET HAUTE VITESSE »

Le 11 avril 2011 – « Les conservateurs n'ont aucun plan, aucune politique qui permettent d'espérer qu'un jour, tout le territoire de la circonscription soit couvert par des infrastructures de communication modernes. Nous, au Bloc Québécois, nous exigeons une vraie politique pour brancher nos régions », a soutenu le candidat du Bloc Québécois de Joliette, Pierre A. Paquette.
« Dans son plan de relance de 2008, le gouvernement conservateur a débloqué pour le développement d'Internet haute vitesse un maigre 75 millions de dollars pour cette année alors qu'il y a pour un milliard de dollars de projets. C'est ridicule. La grosse majorité des régions rurales qui veulent se brancher se le font refuser », a dénoncé Pierre A. Paquette.


« Ce que Stephen Harper ne comprend pas, c'est que vivre en région ne constitue pas un privilège. C'est un droit. Il n'y a pas de raison pour que la négligence du gouvernement prive nos collectivités rurales des fruits de la modernité. Essayez d'imaginer à quoi ressembleraient nos régions si l'électricité ne s'y rendait pas. Ce serait un désert. Les entreprises se seraient établies ailleurs et la population se serait vidée. Ça ne s'est pas produit parce qu'au Québec, nos régions, c'est important. L'Internet haute vitesse, c'est l'électrification rurale des temps modernes », a expliqué le candidat du Bloc Québécois de Joliette, Pierre A. Paquette.


« Or, les conservateurs pensent que le libre marché, la déréglementation peuvent tout arranger. Mais ce n'est pas vrai. Là où la population n'est pas dense, comme ici dans certaines municipalités de la région, ce n'est pas payant pour les entreprises d'amener les infrastructures à large bande qui permettraient l'accès à Internet haute vitesse. De deux choses l'une : soit on oblige les entreprises à développer les infrastructures à large bande en région, soit on met de l'argent sur la table. Les conservateurs n'ont fait ni l'un ni l'autre », a ajouté Pierre A. Paquette.
Par ailleurs, dans Lanaudière, les subventions ont été accordées à un seul fournisseur, une compagnie du Nouveau-Brunswick, ce qui a créé du mécontentement auprès de certains fournisseurs déjà en place dans la région. De plus, le fournisseur gagnant de la subvention ne semble pas être en mesure d’installer la haute vitesse à grande échelle telle que promise. Jusqu’à présent cette compagnie au lieu de concentrer ses efforts vers les 15 292 ménages non desservis, s’installe dans des secteurs déjà rejoints par des entreprises de la région. Selon ces entreprises, il s’agit d’une concurrence déloyale, puisque subventionnée par le fédéral.
Une véritable politique pour desservir les régions rurales, comme toutes les régions, doit s’appuyer sur les distributeurs locaux existants et leurs infrastructures plutôt que de les dédoubler et de les fragiliser par une concurrence extérieure subventionnée de surcroit.

Explication du phénomène.
Le gouvernement a mis en place, dans le cadre de son Plan d’action économique, un programme de développement de la large bande en milieu rural : le programme Large Bande Canada est doté d’une enveloppe de 225 millions de dollars sur trois ans.

Ce programme a reçu 570 demandes, ce qui représente des contributions fédérales s'élevant en tout à 974 millions de dollars. Les responsables du programme ont évalué les demandes adressées à Large Bande Canada et plus de 75 % des projets ont été refusés en tout ou en partie.

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